Gaz et pétrole : L’Algérie mise sur le marché africain

L’Algérie compte faire du continent africain son « espace vital » en matière d’approfondissement de son ancrage en termes de marché énergétique. La nouvelle stratégie du marché gazier et pétrolier est animée par la course effrénée des pays africains disposant de cette richesse fossile pour faire face aux crises économiques et financières dans lesquelles se débattent depuis […] L’article Gaz et pétrole : L’Algérie mise sur le marché africain est apparu en premier sur L'événement Niger.

Gaz et pétrole : L’Algérie mise sur le marché africain

L’Algérie compte faire du continent africain son « espace vital » en matière d’approfondissement de son ancrage en termes de marché énergétique.

La nouvelle stratégie du marché gazier et pétrolier est animée par la course effrénée des pays africains disposant de cette richesse fossile pour faire face aux crises économiques et financières dans lesquelles se débattent depuis la chute drastique des prix du pétrole et du gaz sur le marché mondial.

L’Organisation des producteurs de pétrole africains (Appo), a approuvé lors de la dernière session qui a été tenue avant-hier à Niamey au Niger, l’accord de « recapitalisation de la Société africaine d’investissement en énergie ». C’est une démarche qui incitera les pays membres a revoir la capacité d’exploitation et d’exploration de l’énergie en l’adaptant à l’évolution du marché mondial et ses défis.

L’Algérie, qui est un membre important dans cette organisation africaine, mise beaucoup sur cette nouvelle stratégie visant à faire de cette organisation une structure compétitive et de décision quant à la gestion du marché énergétique ne serait-ce qu’au niveau de la sphère africaine dans la perspective de renforcer le développement et la croissance économique et sociale dans les pays respectifs.

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Dans ce sens, le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar, a souligné que « les défis sont multiples, les solutions difficiles, mais possibles quand même et le chemin risque d’être long. Mais sans aller dans le détail de la multitude des défis à aborder, nous avons le devoir en tant qu’organisation africaine à au moins jeter les premiers jalons d’un effort commun, solidaire, sur quelques volets relatifs au secteur de l’énergie », a-t-il mentionné lors de la réunion du conseil de l’Oppo.

L’Algérie, qui a toujours développé une approche commune avec les pays africains membres de l’Oppo, a exprimé à travers son ministre de l’Energie, la nécessité d’avoir une démarche solidaire pour faire face à la pandémie de Covid-19 et ses retombées drastiques sur le marché pétrolier et gazier.

À ce propos, le ministre Abdelmadjid Attar a rappelé les défis et les exigences de l’Afrique quant à l’exploitation de l’énergie pétrolière dans un contexte économique mondial très difficile et grave. Dans ce registre, le ministre Attar à indiqué « le retard en matière de transition énergétique alors que le continent est le moins pollueur au monde, le faible accès à l’énergie malgré les ressources énergétiques « immenses » de la région ainsi que la récession économique générale provoquée par la pandémie de Covid-19 », a-t-il précisé.

Ce constat critique de la situation du marché pétrolier et les conséquences liées à la propagation de la pandémie du coronavirus au niveau planétaire ont été prises au sérieux, mais l’objectif de la recapitalisation de la Société africaine d’investissement en énergie est une démarche susceptible de permettre au marché africain de l’énergie d’avoir des résultats à même d’enclencher un nouveau processus dans la production et l’exploitation dont les recettes seront orientées vers le développement tous azimuts.

Pour rappel, le Conseil de l’Oppo a entériné « la somme recommandée de 1 828 477 euros pour les opérations des secrétariats durant 2021 avec la contribution des pays membres calculée selon la formule approuvée par les résolutions de la 36e session ordinaire, et payable au plus tard le 31 mars 2021 », a-t-on signalé.

Cette nouvelle recapitalisation permettra aux pays membres d’avoir plus de possibilité d’orienter son potentiel d’investissement dans le domaine énergétique et ses dérivés. Cette nouvelle option donnera plus de chance aux pays membres de bénéficier du marché africain qui reste encore en « friche » en matière d’investissement et de l’élargissement de la cadence de la production et de la diversification de l’économie et de l’échange.

Source : lexpressiondz.com

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